Le jeu de la défense d’André Buffard

La voici, la voilà ma quatrième lecture dans le cadre du Prix du Meilleur Polar 2019 des éditions Points. Le jeu de la défense d’André Buffard, un roman d’immersion dans les coulisses des cours d’assises.

Le jeu de la Défense

« Faire éclore la vérité dans une affaire criminelle ? Quand on est l’avocat de la défense, ce n’est pas notre problème. Seul le client compte. Est-ce trop cynique ? Voilà un cas qui fait chanceler les certitudes : à Lyon, une jeune magistrate a été battue à mort au fond d’une traboule alors qu’elle rejoignait en secret son amant. Plusieurs éléments accablent l’homme, notable et candidat à la mairie. La presse se déchaîne. Dans ce chaos, il a pris une bonne décision : me confier sa défense. »

Premier bon point pour ce roman, il s’ouvre sur un prologue très intéressant sur l’auteur André Buffard. Pour écrire son histoire, il n’a pas eu à effectuer de recherches particulières. Non, il a puisé dans son expérience professionnelle d’avocat-pénaliste. Plus de quarante ans d’exercice et une vision experte du métier, cela donne une certaine saveur à cette lecture.

Un cluedo littéraire

Après quelques pages, c’est vraiment l’image qui m’est venue à l’esprit. Une intrigue qui se construit comme une sorte de cluedo : toutes les parties et leurs éventuels liens sont présentés. Puis viennent le meurtre et l’accusé idéal. Et le jeu commence : celui qui consiste à remonter le fil du meurtre à travers la construction de la défense.

Dans Le jeu de la défense, j’ai eu affaire à un polar assez classique, car l’enquête elle-même n’a rien de novateur.

En revanche, j’ai assez apprécié la mise en lumière du métier d’avocat-pénaliste à travers deux points soulevés par l’auteur.

D’une part, la médiatisation du métier de ces avocats qui se sont hissés au rang d’icône du barreau. Et d’autre part leur point de vue souvent critiqué : ils se foutent de savoir si le client est coupable ou pas. Le travail n’est pas de juger, mais de défendre face au système judiciaire.

Le jeu de la défense est un roman ordinaire. Mais il aborde un angle de vue intéressant et l’expertise d’André Buffard lui confère une dimension particulière. Si vous hésitez à le lire, rappelez-vous une chose : le doute doit toujours profiter à l’accusé.

Et vous, vous en pensez quoi ?

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