Les fantômes du vieux pays de Nathan Hill

Les fantômes du vieux pays est une quête familiale.

Pourquoi sa mère l’a-t-elle abandonné ? Et pourquoi a-t-elle agressé ce politicien en pleine campagne présidentielle ? Pour répondre à ces questions, Samuel Anderson va retracer son histoire à travers le temps et au-delà des frontières.

La société américaine au cœur du roman

La force du roman de Nathan Hill, c’est le regard qu’il apporte sur l’Amérique. Entre Samuel, son grand-père, sa mère, ou encore ses amis, il brosse le portrait des différentes couches de la société.

Comment sa mère s’est-elle construite en tant que femme à la fin des années soixante-dix ? Quels regrets rongent son grand-père depuis qu’il a immigré de Norvège ?  Comment son ami virtuel Pwnage est-il devenu un geek ? Pourquoi son éditeur se comporte-t-il comme un requin ?

Ce sont autant de sujets sur lesquels l’auteur porte une vision objective. Par moment, cela frise même l’étude sociologique des cinquante dernières années. Chaque chapitre s’apprécie comme un épisode, c’est diablement passionnant.

 

950 pages pour une construction narrative détonante

J’aime bien lire des pavés, c’est un fait. Mais j’ai toujours une petite pointe d’appréhension. Et si cette lecture était inutilement longue ? Vous me rejoindrez certainement sur ce point : rien de pire qu’une montagne de pages qui vous fait tourner en bourrique.

Je vous rassure tout de suite. Si cette petite inquiétude vous a empêché de sortir les fantômes du vieux pays de votre pile à lire, il n’en est rien. Ce roman est long, mais qu’est-ce qu’il est bon !

Pour retracer l’histoire de cette mère (indigne ?), Nathan Hill a construit un schéma narratif complexe, c’est vrai. Mais c’est une construction narrative savamment orchestrée.

L’auteur vous promène avec talent entre les époques et les personnages. De nombreuses tranches de vie sont explorées, décortiquées et disséquées. Elles créent un maillage cohérent autour d’un même fil rouge.

Bref, un roman tout simplement captivant.

Les fantômes du vieux pays, un premier roman réussi

J’ai beaucoup aimé ce premier roman de Nathan Hill. J’ai facilement compris pourquoi dix ans ont été nécessaires pour l’écrire. Nathan Hill a su tisser, avec brio, toute une arborescence autour de la vie de cette femme, de son fils et de cette société américaine démesurée.

Aucun temps mort, des personnages attachants et une quête familiale aboutie : Monsieur Nathan Hill, ce premier roman est une réussite. J’ai hâte de vous lire à nouveau, bientôt peut-être ?

Est-ce que pour vous aussi ce fut un très bon moment de lecture ? Ou est-ce que vous hésitez encore à le sortir de votre pile à lire ? Venez m’en parler en commentaire

Quatrième de couverture Les fantômes du vieux pays

Scandale aux États-Unis : le gouverneur Packer, candidat à la présidentielle, a été agressé en public par une femme de soixante et un ans qui devient une sensation médiatique. Samuel Anderson, professeur d’anglais à l’Université de Chicago, reconnaît alors sa mère, qui l’a abandonné à l’âge de onze ans.

Et voilà que l’éditeur de Samuel, qui lui avait versé une avance pour rondelette pour un roman qu’il n’a jamais écrit, menace de le poursuivre en justice. En désespoir de cause, le jeune homme promet un livre révélation sur cette mère dont il ne sait presque rien et se lance ainsi dans la reconstitution minutieuse de sa vie, à la découverte des secrets qui hantent sa famille depuis des décennies.

Publié aux éditions Gallimard, mon exemplaire est une édition folio

Comments

  1. Fofie Lit Répondre

    Je découvre ton blog… Ce qui m’a attirée ? La photo avec ton chat comme modèle ! ♥ Superbe.
    Mais je suis tout de même curieuse alors, j’ai lu ton ton article et je dois dire que ce roman est une jolie découverte ! Je n’hésiterai pas à me le prendre, si je le croise… 😀

    • Jessica Répondre

      Ah ma petite puce, c’est un excellent modèle 😅 Petit chat lecteur à ses heures perdues !
      Merci pour ta visite, j’espère que ce livre te plaira 😊

Et vous, vous en pensez quoi ?

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