Maine de J.Courtney Sullivan

« Pourquoi la vie familiale est-elle si compliquée ? Combien de regrets, de secrets, de non-dits se cachent derrière l’ordinaire du quotidien ? Et comment faire quand la moindre conversation déclenche un drame ?

Les femmes de la famille Kelleher se posent les mêmes questions, mais chacune y répond à sa façon. Dans leur maison de vacances (…) ce sont trois générations qui se retrouvent…pleines de doutes, de culpabilités, de frustrations, mais d’envies aussi.

Entre tensions et explications, ce séjour transformera les liens unissant les quatre femmes, et bouleversera leur existence. »


Maine 

Voilà le tableau : une belle bâtisse de vacances au bord de la mer où chaque été, les membres de la famille profitent du calme de la plage. À tour de rôle, chacun a son mois à passer aux côtés de la matriarche Alice. Juin, juillet, aout.

Dans Maine, J.Courtney Sullivan met à nu une famille nombreuse aux racines irlandaises dans une sorte de «Desperate » intergénérationnel en partant d’Alice la grand-mère, acariâtre et fervente catholique, et les ramifications qui découlent d’elle.

D’abord, sa fille ainée Kathleen, une divorcée reconvertie dans l’agriculture « bio » et abonnée aux alcooliques anonymes. Ensuite, Ann Marie, la belle-sœur de Kathleen et belle-fille d’Alice, qui est une femme au foyer docile aux airs de Madame-Parfaite. Et enfin Maggie, la fille de Kathleen qui est auteure de scénarios pour la télé et empêtrée dans une relation toxique.

Ce sont donc quatre femmes très différentes au premier regard. Et puis l’on creuse, de chapitre en chapitre dans une alternance millimétrée des voix, et du temps, qui nous permet de gratter le vernis de façade pour découvrir un peu mieux chacune d’entre elles.

« Arlo pensait que la vie était courte, et que vous ne deviez fréquenter que des gens que vous appréciez. Il pensait aussi que la loyauté se méritait, et que les liens du sang ne vous obligeaient pas à être proches. »


Dans ce roman, à travers les différents portraits de ces femmes, J.Courtney Sullivan utilise des ingrédients assez intéressants comme les relations complexes qui unissent les membres d’une famille, les secrets bien enfouis et les différences générationnelles.

Sur le principe, voilà de quoi combler l’appétit des lecteurs et lectrices qui sont friands de secrets inavoués et de relations chaotiques.

Mais si j’ai retrouvé avec plaisir l’écriture de l’auteure, je n’ai pas réussi à décrypter le fil conducteur du roman. À la place de fusionner pour rendre l’histoire de ces femmes prenante, j’ai trouvé que les éléments se mettaient simplement bout à bout sans apporter la saveur un peu mélodramatique que j’attendais.

Après un gros coup de cœur pour la lecture Les débutantes, je trouve que Maine est bien moins aboutis. J’en attendais peut-être trop et en restant parfaitement hermétique aux femmes du clan Kelleher, je me suis un peu ennuyée dans l’intimité de cette famille irlandaise hachurée par la vie.

Mon exemplaire est une parution Le Livre de Poche

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