Les enfants de Venise de Luca Di Fulvio

Les enfants de Venise, c’est la petite merveille découverte à la veille de l’été !

Sur la communauté littéraire, Luca Di Fulvio est un de ces auteurs dont on parle beaucoup, mais je n’avais jamais sauté le pas jusqu’à présent. Voilà, c’est chose faite et je radote, mais c’est une merveille de la littérature !

Les enfants de Venise

Pendant deux jours, je n’ai pas lâché ce roman historique qui m’a littéralement ensorcelé.

Les enfants de Venise, c’est un voyage au cœur de la Sérénissime du XVIe siècle.

Mercurio, Benedetta et Zolfo sont des orphelins vivant de petites arnaques. Après une entourloupe qui tourne mal, ils quittent la misère de Rome pour rejoindre celle de Venise.

Giuditta retrouve son père Isacco après des années d’absence. Ensemble, ils prennent le chemin de la Cité des eaux dans l’espoir d’une vie meilleure.

D’un côté, nous avons des enfants propulsés dès leur naissance dans la misère. De l’autre, nous avons un couple père-fille qui cherche à s’apprivoiser.

Par la force des choses, ils se retrouvent tous auprès d’une compagnie de soldats sur le chemin du retour vers la Sérénissime. Et comme une évidence, j’ai assisté à l’éclosion d’un premier amour : celui de Mercurio, l’as du déguisement et de Giuditta, la fille Juive.

Les enfants de Venise, c’est un condensé d’amour, de haine et de résilience qui parle de tous ces destins qui s’entrecroisent.

Un roman historique, mais pas que

Au-delà de la prise d’otage littéraire, Luca Di Fulvio m’a dévoilé l’étendue de son talent de conteur.

Dans les entrailles de la Sérénissime où se côtoient bordels et palais vénitiens, il m’a fait naviguer sur ses gondoles et sentir la moiteur écrasante.

Comme une ode à la complexité de l’âme humaine, Luca Di Fulvio érige des portraits de personnages réalistes. Ils sont attachants, ou détestables, mais tous animés d’une profonde humanité avec leurs failles et leurs espoirs.

Les enfants de Venise est un hymne au pouvoir de l’imagination, un magnifique hommage à la pureté du premier amour.

Une lecture solaire qui me rappelle pourquoi j’aime tant les livres : ils sont une source intarissable d’évasions exaltantes.

Autant vous dire que j’ai hâte de me replonger dans les mots de Luca Di Fulvio.

« Un sombre désespoir noyait toutes ses espérances. Elle pensa que leur amour ne survivrait pas, parce qu’ils appartenaient à deux mondes qui pouvaient seulement se frôler ».

Paru chez Slatkine, mon exemplaire est une édition Pocket

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