La sirène qui fume de Benjamin Dierstein

Pour ma première lecture dans le cadre du Prix du meilleur Polar 2019 des éditions Points, j’ai jeté mon dévolu sur le roman La sirène qui fume de Benjamin Dierstein.

Et vous savez quoi ? C’est une putain de claque !

Je suis désolée, je laisse tomber les filtres, mais ce roman est fou ! C’est une véritable pépite que je n’aurais probablement jamais découverte seule et je remercie infiniment l’éditeur de l’avoir mis dans cette sélection.

En lisant La sirène qui fume, préparez-vous à une lecture-rouleau-compresseur.

La sirène qui fume

 « Mars 2011. Une série de meurtres de prostituées mineures ébranle la PJ parisienne.  Fraichement muté au 36, le capitaine Gabriel Prigent, hanté par son passé et sa soif de justice, est bien décidé à découvrir la vérité, quitte à faire tomber des têtes. D’autant que cette affaire semble avoir un lien avec son pire ennemi, le lieutenant Christian Kertesz, compromis dans business juteux. Entre tourments intérieurs et obsessions dévorantes, la quête de la vérité ne les laissera pas indemnes. Car dans le jeu de la rivalité, Prigent et Kertesz courent à leur perte. »

Gabriel Prigent, le flic NUMERO UN, quitte sa Bretagne avec femme et enfant pour rejoindre la capitale et le prestigieux 36. C’est une nouvelle étape dans sa vie. Mais ses précédents choix ont laissé des traces indélébiles derrière lui et inspirent la méfiance dans sa nouvelle équipe.

Christian Kertesz, le flic NUMERO DEUX, appartient au côté obscur du 36 et cela fait des années qu’il tisse son réseau dans les nuits parisiennes. Il connait des gens influents peu recommandables, il est instable et incontrôlable.

Puis les corps commencent à arriver.

Un roman oppressant au rythme effréné

J’avoue qu’à première vue, j’ai eu une légère inquiétude en me disant que j’allais avoir affaire à une enquête doublée d’un combat de coqs qui aurait vite eu raison de ma patience.

Benjamin Dierstein m’a détrompée. C’est un combat de chiens enragés qui se déroulent sous nos yeux entre ces deux hommes s’opposent : l’un est épris de justice, l’autre est corrompu.

Mais leurs démons se ressemblent cruellement.

NUMÉRO UN sur les traces du meurtrier d’adolescentes. NUMÉRO DEUX à la recherche de la fille disparue d’un sénateur.

Et leurs obsessions respectives les rapprochent.

J’ai suivi avec frénésie l’enquête qui se construit avec l’alternance des voix,  « Je » et  « Tu », et impose un rythme à 100 à l’heure à ce polar. Ce polar où le baromètre de l’adrénaline ne descend jamais.

La sirène qui fume c’est un roman

Violent

Malsain

Habile

Cru

Cauchemardesque

À l’image de l’écriture de Benjamin Dierstein qui semble douée d’une nervosité indomptable.

Une lecture percutante dans contexte des plus réels : une élection présidentielle se prépare et l’affaire DSK va la faire vaciller.

Réseaux de prostitution. Grand banditisme. Trafics. Pouvoir. Tous ces détails accentuent la perception de la noirceur ambiante dans laquelle patauge nos deux flics. C’en est presque inhumain une telle qualité d’écriture !

Monsieur Dierstein, vous m’avez épatée avec ce superbe, cet hallucinant premier roman !

J’ai été happée dans vos filets dès la première ligne et prise au piège, telle une FILLE NON IDENTIFIÉE NUMÉRO CINQ, de vos pages jusqu’au dernier point.

La sirène qui fume va vous couper le souffle.

Comments

  1. entournantlespages Répondre

    Tu vends extrêmement bien ce livre, je me note tout de suite. C’est totalement le genre de polar qui peut me plaire.

    • Jessica Répondre

      J’espère qu’il te plaira autant qu’à moi quand l’occasion se présentera =)

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