L’île des oubliés de Victoria Hislop aux éditions Le Livre de Poche

L’île des oubliés de Victoria Hislop aux éditions Le Livre de Poche, best-seller & titulaire du Prix des lecteurs de l’année 2013. Ou l’archétype même de la saga familiale à consonance historique : une lecture touchante qui a su me faire voyager sur l’île des lépreux du début du siècle.

Alexis est une jeune femme en proie à des questions existentielles sur son avenir sentimental et se lance à la recherche de ses racines maternelles crétoises : direction l’île grecque sur les traces de ses origines.


C’est une lecture « diesel » comme dirait l’autre, faut que ça chauffe !! Les 50 premières pages sont franchement mollassonnes avec une mise en place un peu terne et une Alexis sans grand intérêt – un peu dommage pour un personnage présenté comme « principale » à ce stade la lecture…

Et puis,  nous basculons dans le passé, dans la petite communauté de Plaka vivant face à Spinalonga, l’île des lépreux. Pour moi, c’est uniquement à ce moment que le roman prend son point de départ : lorsque la vie de ses ancêtres va basculer après l’exil de son arrière-grand-mère sur l’île de Spinalonga.

Victoria Hislop mène sa barque en plusieurs parties, nous dépeignant les épreuves traversées par cette famille et le destin parfois cruel qu’ils ont du affronter ; cette famille et son histoire que la mère d’Alexis a choisi d’oublier, d’effacer de sa mémoire. L’île des oubliés est une lecture agréable et l’écriture de Victoria Hislop est plaisante, entraînante. Mais l’auteure utilise un condensé d’ingrédients identifiés qui fonctionnent sans apporter la petite touche que j’attendais pour en faire un roman surprenant.


La dimension historique de l’île des oubliés est pour moi le gros point fort du roman : j’ai été ravie d’en savoir plus sur l’histoire crétoise et le rapport de la société à la maladie de la lèpre à cette époque. J’ai trouvé les personnages « déjà vus », à l’exception de Giorgis, le vrai papa terriblement attachant par sa simplicité, son dévouement et son humilité.

Bref, avec ce roman vous pouvez vous attendre à voyager à travers l’Histoire de cette île de la Méditerranée, face aux épreuves d’une saga familiale au destin brisé, puis reconstruit par la maladie. Malgré son manque de caractère et son aspect roman-feuilleton-de-l’après-midi, L’île des oubliés est une lecture distrayante sans aucun temps mort, un joli message d’amour & d’espoir.

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