Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra aux éditions Pocket

Un roman sublime tant sur le fond que sur la forme livré par les éditions Pocket sur la vie d’un jeune garçon dans l’Algérie des années 30.


Honnêtement, je suis un peu tombé par hasard sur ce roman. En bonne lectrice sociopathe, je tiens une petite liste de mes « envies littéraires » dans mon sac à main et à l’occasion d’un passage en bouquinerie, je fais une razia. Initialement, c’était un autre roman de cet auteur prévu à mes prochains achats mais Ce que le jour doit à la nuit était là et je ne regrette pas d’avoir fait un écart à ma discipline de fer 🙂


Ce roman commence dans la destruction, la douleur et un départ suite à la ruine du père de Younes après l’incendie de ses terres. La famille quitte tout pour rejoindre la ville d’Oran et s’y reconstruire ; le père de Younes, malgré son autorité et sa fierté, fera le choix de protéger son fils de la misère et finira par se résigner à le confier aux soins de son frère pharmacien.

Younes devenu Jonas auprès de son oncle et de sa tante Germaine va accéder aux douceurs de la vie, à l’instruction, au melting pot de cette société. Et nous le suivons, page après page, dans sa traversée de la vie tel un funambule qui avance entre ses sentiments d’adolescent et la communauté qui papillonne autour de lui.


Yasmina Khadra nous embarque, nous aspire aux cotés de ce jeune garçon par son écriture poétique, fluide et terriblement immersive. Entre les lignes, j’ai senti l’odeur des jardins de la ville, j’ai senti la chaleur du soleil sur ma peau, j’ai senti l’atmosphère moite et pesante des quartiers miséreux.

Yasmina Khadra nous livre un roman initiatiqueCe que le jour doit à la nuit est un roman d’amitié et d’amour, d’espoir et de peine. Un début de vie pour Younes/ Jonas et sa bande de copains dans la société Oranaise, cosmopolite de l’époque, avant et pendant les  hostilités de la guerre d’indépendance.

La dimension historique de ce roman est un atout de poids, il apporte un ressenti de la violence de cette guerre et du sentiment de « déracinement » vécu par toute la population ; une vision de l’intérieur de ce pan de l’Histoire.


Ce fut un véritable bon moment de lecture que de parcourir les pages de Ce que le jour doit à la nuit qui a su m’embarquer et me toucher. Un roman solaire qui m’a permit de découvrir un auteur à la plume sublime. Je n’ai qu’une chose à rajouter, Yasmina Khadra, à bientôt pour de nouvelles aventures ! 🙂

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