Insomnie de Stephen King aux éditions Le Livre de Poche

Insomnie, voilà un titre qui a de quoi titiller les adulateurs de Stephen King : le maestro nous livre 960 pages aux éditions Le Livre de Poche & tout ça au service de nos futurs nuits blanches.


Avant l’embarquement, je vous pose le cadre : je suis une très grande amatrice de l’horreur et du thriller. Je n’ai pas la prétention d’avoir fait le tour cinématographique et littéraire de ce registre, mais je m’y emploie avec beaucoup de sérieux.  Je ne suis pas particulièrement sensible à l’hémoglobine, la violence et toutes les joyeusetés qui vont bien ensemble. Mais, il y a deux points sur lesquels, j’avoue, je ne me la raconte pas : les clowns (Merci à Ça) et le sommeil (Merci Freddy Krueger).

Alors quand le papa de Grippe Sou me propose de venir troubler mes rêves, je me réjouis ! Moi, des penchants masochistes !??


Ralph Roberts est un vieux croulant de la ville de Derry, un des ancêtres de cette bonne vieille Derry, ville connue et reconnue pour son charme et sa tranquillité. Hmm’ vous sentez l’ironie ?? Bref, Ralph est un gentil papi qui vient de perdre sa bonne dame d’une tumeur. Et il ne lui faudra que peu de temps pour commencer à perdre le sommeil. Chaque nuit est de plus en plus courte, Ralph cherche toutes les solutions possibles et inimaginables pour retrouver un semblant de repos. Rien ne marche et rien ne s’arrange, car les hallucinations arrivent et elles ne viennent pas seules.


Insomnie de Stephen King est une lecture sympa sans être transcendante, simple et efficace. Il nous embarque dans son univers très particulier, dans cette ville du Maine, si cher à son cœur,  Derry la surnaturelle déjà décor de Ça (Oui on peut le dire, c’est une ville de me*** où on ne m’embarquera J-A-M-A-I-S, même un million de $ n’arrivera pas à me convaincre). King nous conduit auprès de Ralph, qui tente de faire face au choc émotionnel de la perte de sa femme ; il faut l’admettre, cet auteur à un chic pour nous présenter des personnages toujours très attachants et parfois hauts en couleur, aux traits terriblement réalistes.

King exploite dans Insomnie un thème fort qui se recoupe avec des conflits sociétaux réels et toujours d’actualité, à mon grand désespoir, ici le droit à l’avortement. L’intrigue de ce roman se greffe autour d’un « meeting » contesté d’une grande figure du féminisme et du désordre que cette manifestation amène à Derry.

Les esprits s’échauffent entre les pro-avortements et les contre, et l’esprit de Ralph en proie à ses insomnies, s’échauffe encore plus : il a des visions, des hallucinations, des halos de lumière colorés accompagnent désormais ses semblables. Et il n’est pas le seul, Lois, sa voisine voit les mêmes couleurs, elle voit les mêmes petits docteurs chauves …


Je m’attendais à ce que les insomnies de Ralph prennent une place plus importante, à m’en faire des nuits blanches, mais ça n’est pas le cas ; elles ne sont qu’un déclencheur à une aventure de plus grande envergure pour Papi et Mamie version sous LSD qui doivent revêtir les capes de Supers héros au service de Derry et en tant que gladiateurs dans la confrontation perpétuelle entre le bien et le mal.

Insomnie est un bon moment de lecture où je ne peux que m’incliner encore une fois devant l’imagination de Stephen King et ses nombreux clins d’œils à d’autres romans de son cru, mais aussi à un classique de la littérature fantasy.  Mais c’est un roman assez classique du genre fantastique qui souffre de certaines longueurs, avec 200 pages de moins, la lecture aurait été tout aussi efficace.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :