La voleuse de livres . Markus Zusak

L’Allemagne nazie racontée par la Mort elle-même au travers de l’histoire de Liesel, une petite allemande non juive, alias la voleuse de livres aux éditions Pocket

Commençons par le commencement. Ce livre a été primé du Prix Millepages Jeunesse. Un best-seller de l’auteur Markus Zusak dont je n’avais jamais entendu parler (encore une fois) jusqu’à le découvrir sur les conversations élogieuses du forum Livraddict

Voilà donc un roman qui rejoint rapidement ma wish – list puis ma pile à lire. Mais un roman qui m’a quelque peu déçu.


D’abord, les points forts à mon sens qui m’ont fait poursuivre cette lecture :

  • Le contexte historique : j’aime assez les romans, aussi nombreux soient-ils, qui évoque le thème des guerres. Je trouve qu’en général, même si l’horreur ne nous est pas épargné, les livres qui traitent de ces pans de notre histoire mettent assez souvent en valeur le « bon » qu’il y a au milieu de toute cette folie.
  • La narration : en premier le système narratif très particulier avec beaucoup de chapitres découpés en différentes parties et les petites annotations qui viennent ponctuer le texte par-ci, par-là. En second, la narratrice, la Mort elle-même, un peu blasée, qui a eu le droit à son lot de corvées pendant la 2nd GM et  nous raconte une histoire avec bienveillance et ironie
  • Les personnages : Liesel qui grandit auprès de sa famille adoptive, comprend le monde qui l’entoure, trouve et apporte du réconfort avec la lecture. Son papa Hans, un homme de valeurs, d’amour et de courage. Sa mère Rosa, la fausse mégère. Et Max, le juif de la cave.

Mais l’immense point faible est le rythme : une lenteur insupportable. Ce fut vraiment une lecture laborieuse. Il m’a fallut atteindre 450 pages pour que la cadence devienne un peu plus intéressante et les 50 dernières pour réellement constater un nouveau rythme, plus de fluidité et de poésie dans l’écriture.


Je retiens de cette lecture l’originalité de la narration ainsi que le parti prit de l’auteur de traiter de la souffrance du peuple allemand sous l’Allemagne Nazie. Malgré ça, la mollesse du texte aura eu raison de moi et je rejoins le clan des « insatisfaits » par La voleuse de livres.

Je dois reconnaître que durant la période où Hitler fut au pouvoir, aucun être humain ne put servir le Führer aussi loyalement que moi. Il y a une différence entre le cœur d’un humain et le mien. Le cœur humain est une ligne, tandis que le mien est un cercle, et j’ai la capacité infinie de me trouver au bon moment au bon endroit. En conséquence, je trouve toujours des humains au meilleur et au pire d’eux-mêmes. Je vois leur beauté et leur laideur, et je me demande comment une même chose peut réunir l’une et l’autre. Reste que je les envie sur un point. Les humains ont au moins l’intelligence de mourir.

4 commentaires sur « La voleuse de livres . Markus Zusak »

  1. Dommage que ce roman ne t’ait pas complètement convaincue… malheureusement, ça arrive ! ! Et, parfois, quand un livre a été beaucoup aimé, voire encensé sur la blogosphère, on s’attend à aimer à notre tour et puis…non, au final ! ! Heureusement que tous les goûts sont dans la nature, comme on dit ! 😀 Pour ma part, après maintes hésitations, je m’étais lancée, durant l’été 2015, sans savoir réellement à quoi m’attendre…et, au final, mon avis n’a pas été original : j’ai beaucoup aimé et ce roman a été sans nul doute un de mes grands coups de coeur de cette anneée-là, alors que je ne m’y attendais absolument pas ! 😉

    J’espère que ta prochaine lecture sera meilleure ! ! ^^

    Aimé par 1 personne

    1. Oui il en faut pour tous les goûts et c’est aussi super intéressant de voir qu’entre lecteurs on peut être du même avis sur beaucoup de lecture et complètement à l’opposé sur d’autre =)
      J’ai attaqué en suivant Bird Box de Josh Malerman, c’est passé comme une lettre à la poste ! J’attaque Geisha d’Arthur Golden maintenant =)
      A bientôt

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  2. Salut Jessica ! Je rejoins ton avis sur cette lecture ! Si j’ai aimé certains aspects du livre, notamment le fait que pour une fois on mette la lumière sur les souffrances subies par le peuple allemand lui-même, je n’ai pas partagé le coup de cœur ressenti par de nombreux lecteurs. Le rythme mais aussi les personnages dont j’attendais bien plus d’émotions. Dommage car de prime abord il avait tout pour me plaire…A bientot Jessica !

    Aimé par 1 personne

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