Salem . Stephen King

Gros coup de cœur pour cette édition illustrée du Livre de poche où King nous livre en plus de Salem, deux nouvelles et des passages coupés.

Ce n’est pas un secret, je fais partie des groupies du Maître de l’horreur et je m’atèle avec beaucoup de sérieux à explorer toute sa bibliographie. Celle ci est tellement vaste qu’il me reste encore beaucoup de boulot et je suis ravie d’avoir rajouté Salem à mon compteur 🙂

Le synopsis de la bête :  » Jerusalem’s Lot, nommée Salem par les intimes, est une petite ville tranquille où tout le monde se connait où il ne se passe rien de plus que dans les autres petites bourgades du Maine. Ben Mears, écrivain de son état, revient sur les lieux de son enfance, après un drame personnel. Il y retrouve Marsten House, la grande villa inhabitée depuis la fin tragique de ses précédents occupants. Puis des événements mystérieux surviennent : le corps d’un chien retrouvé, un enfant disparaît … » 


Il n’est pas rare de voir notre patron King prendre tout son temps pour « poser son décor » et instaurer une ambiance, ce qui entraîne parfois certaines longueurs à la lecture de ses pavés. Ici, ce n’est pas du tout le cas. J’ai trouvé qu’on entrait très rapidement dans le vif du sujet.

Dans Salem, King va a l’essentiel et nous conduit là où il veut nous emmener sans d’innombrables détours comme il peut en avoir l’habitude (Sac d’os, Duma Key…) : il nous donne une vue d’ensemble de la ville, ses habitants et son histoire.

Il fractionne son roman en différentes parties : « Ben », « Salem » ect… et fractionne même certains chapitres où chaque paragraphe correspond à un personnage différent, ce qui apporte un rythme assez rapide. Ce « système » narratif démontre plutôt bien la montée en tension au cœur de la ville et la recrudescence de « choses étranges ».

Ce qui m’a le plus plu dans ce type de « procédé » c’est l’impression qu’il m’a donné sur les personnages. Comme s’ils étaient tous secondaires. Alors que les deux principaux ne sont pas du genre humain (ni aux longs crocs), mais qu’il s’agit en fait de la ville en elle même, Salem, et de cette baraque pourrie qui en impose sur sa colline et porte la poisse, Marsten House.

Mon seul petit regret à cette lecture, c’est que mon coté sadique aime bien quand King fait souffrir, ou mourir souvent aussi, mes chouchous. Mais ici, la psychologie des personnages, leur état d’esprit,  sont un peu délaissés au profit de la ville et de la maison et je ne me suis pas sentie assez proche d’eux pour avoir un petit pincement au cœur …


Vibrant hommage au classique de Bram Stoker,  Dracula,  à la place du vampirisme dans la littérature et dans notre imaginaire, je ne peux que vous conseiller Salem et plus particulièrement cette superbe édition riche de petits bonus 🙂

13 commentaires sur « Salem . Stephen King »

  1. Salem !
    C’est l’un des mes King préférés (top 3!). Pour ma part, je me souviens avoir adoré les personnages (mais ça fait un bail que je l’ai lu…). Mais comme tu le dis, c’est l’un des rares romans de l’auteur à nous embarquer rapidement dans l’action.
    Une petite perle de lecture !

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  2. J’aimerais aimer King. Il faut dire je ne lui ai pas trop laissé sa chance :/ J’ai lu Simetierre qui ne m’a pas convaincue, et c’est tout.
    Je sais qu’il faut que je réessaye, je sais que c’est un écrivain reconnu dans son genre qui n’a plus rien à prouver. Alors oui, je vais m’y replonger.

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    1. Comme tous les auteurs il a du très très bon, du moins bon et du mauvais. Même si je l’adore j’ai déjà abandonné certains de ses livres ou lu certains sans être convaincu. Simetierre n’est pas de ceux que je conseillerai pour une première lecture à cause du rythme même si moi j’ai beaucoup aimé.
      Si tu retente le coup tente La ligne verte, Dolores Claiborne ou même celui là Salem.
      Tu me dira 🙂

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      1. Tu m’as redonné l’idée de lire La ligne verte, merci ! Le film est l’un de mes préférés, au moins je ne risque pas d’être déçue par l’histoire !

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      2. Oui il est top, pas penché horreur mais plutôt fantastique/magique (même si le sort de J. Coffee est lui horrible). Je l’ai lu également après avoir vu (et adoré le film), tu vas te remettre les perso en tête tout se déroule sous tes yeux, c’est génial =)

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    2. Il faut savoir que King a 3 styles différents : l’horreur / le fantastic / et récemment le policier avec une trilogie vraiment bien. Je dois dire qu’au départ j’aimais tous ces styles, mais 20 ans plus tard je dois dire que j’ai de la peine avec ses romans style horreur, car c’est un genre que j’aime moins maintenant ( j’ai eu toutes les peines du monde à finir de lire ça !) Ces recueils de nouvelles sont très bien aussi.
      En espérant que tu trouveras un style qui te convient 😉

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  3. On a quand même au départ une bonne contextualisation de l’histoire avec une grosse description du lieu et des personnage. Ce qui ne m’a pas du tout dérangé, j’adore découvrir les atmosphères et cadres que Stephen King crée avec brio. Ce livre est pour le moment un de mes préférés avec Rage. J’ai encore Shining dans ma PAL que j’ai du mal à lire bizarrement, et je viens de me procurer Dead zone.

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    1. Je ne l’ai pas perçu de la même façon alors 🙂 mais en tout cas ça ne me dérange pas non plus. Shining est très bien ! Et le film est très en dessous du roman malgré l’interprétation de J. Nicholson. Rage et Dead zone ne sont encore que dans ma wish-list, en revanche j’ai un recueil de nouvelles dans ma PAL Nuit noire, étoiles mortes que je vais commencer prochainement en parallèle de mes autres lectures 🙂

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  4. Stephen King m’a initiée à la lecture lorsque j’étais adolescente, et je ne lisais que ça.
    Je garde un excellent souvenir de « Charlie » notamment.
    Aussi quand j’ai voulu me remettre à potasser il y a quelques mois, je pensais que cette valeur sûre me redonnerait de l’entrain. Mais je crois que j’ai vraiment trop lu de Stephen King, je n’y vois plus que de la redondance de style, des péquenots qui battent leur femme, des bestioles creuvées sur le bord de la route. Et toujours ce foutu Maine…
    Salem, ce n’est pas une histoire de sorcellerie mais de vampirisme. Un vampirisme somme toute très Seventies, classique, terrifiant et irréversible. C’est une ville peu à peu colonisée par une espèce invasive et malveillante, faisant progressivement sombrer ses habitants dans l’oubli jusqu’à ce que le patelin ne soit plus qu’un macabre souvenir. Le Diable gagne toujours.
    Alors certes, dans le fond c’est très efficace. Mais dans la forme, la patte de King est indigeste. C’est péniblement que j’ai clôt le dernier chapitre.

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    1. Je suis loin d’avoir exploré toute sa bibliographie et certains de ses romans ne m’ont pas plu.
      Une fois qu’on a cerné le style d’un auteur la lassitude peut s’installer ou l’envie d’autre chose. Mais pour ma part, je suis encore loin d’avoir fait une overdose de King.

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