Le Seigneur des Anneaux . J.R.R Tolkien La trilogie classique Fantasy

 

Pour finir l’année, je me suis attaqué à cette trilogie, monstre classique de la littérature Fantasy écrite par John Ronald Reuel Tolkien, J.R.R pour les intimes.

J’ai commencé La communauté de l’anneau le 04 décembre pour terminer la dernière ligne du Retour du roi, le 25 (Joyeux Noël !).

Les tomes d’une édition Pocket m’ont fait de l’œil en traînant dans les rayons de ma bouquinerie et cette fois j’ai cédé à la tentation. Faisant partie de la génération qui a découvert la quête de l’anneau par les films de Peter Jackson, j’ai longtemps repoussé la lecture du Seigneur des Anneaux et partais avec de gros aprioris.

Compte tenu de tous les éléments apportés dans l’adaptation cinématographique, j’avais un peu peur de perdre le fil et j’ai été très surprise de la facilité à lire ces 1769 pages, j’ai adoré cette lecture et j’ai adoré découvrir l’écriture de Tolkien.

Tolkien a construit l’aventure du porteur de l’anneau et de la Compagnie en 3 tomes, composé chacun de 2″livres ».

Le tome 1 débute par un prologue assez long mais indispensable à mes yeux (qui n’ont pas lu le Hobbit), pour porter à la connaissance du lecteur certains éléments sur la situation des personnages, les « races », l’Histoire de cet univers, les lieux … et les tomes suivants commencent par un petit résumé du tome précédent (Tolkien a tout prévu, en cas de petite pause entre chaque livre par ses lecteurs).

Littéralement, Tolkien nous conte son histoire et cherche à nous plonger réellement dans l’univers qu’il a imaginé ; c’est particulièrement présent dans le premier tome.

La communauté de l’anneau sert principalement à la mise en place de « l’intrigue », avec une description de la quête du porteur et le départ de la Comté. C’est assez compliqué de se représenter la route des Hobbits avec des NORD, SUD, EST, OUEST en pagaille ; l’auteur utilise également beaucoup de descriptions à rallonge, bourrées d’adjectifs.

On ne va pas se mentir, les deux premiers livres qui composent le premier tome peuvent facilement décourager le lecteur.

Mais paradoxalement, ces « embûches » semées par l’auteur sont pour moi assez cohérentes : elles permettent de s’imaginer avec beaucoup de précision l’environnement, elles dénotent de la difficulté de l’aventure, de la solitude de cette petite équipe de Semi-Hommes à ce moment là et de la monotonie du parcours.

Vers la moitié, il y a plus d’interaction avec d’autres personnages, le récit devient plus dynamique lors du conseil réuni pour la formation de la Compagnie qui accompagnera le porteur de l’anneau dans sa quête et son départ sur la route.

Personnellement, j’ai suivi ce premier tome en restant complètement extérieure à l’aventure, sans réel attachement ni aux personnages, ni à la quête. A la dernière page, je n’ai pas vibré de connaître la suite, j’aurai pu m’arrêter là mais j’ai persévéré et j’ai eu raison.

Pour Les Deux Tours, l’écriture de Tolkien s’adapte au contexte et à l’imminence de l’action, le rythme est clairement moins monotone et l’auteur s’attarde un peu plus sur ses personnages individuellement. A sa fin, j’ai eu mes petits chouchous et bizarrement Frodon n’en fait pas partie …

Peut être parce que l’attachement et la loyauté de Sam à son égard sont très développés sans qu’on ait réellement d’explication…

Il y a une vraie coupure dans l’action à la dernière page du quatrième « livre » de ce deuxième tome et je n’ai pas traîné à attaquer le Retour du Roi.

Dans le troisième tome, le rythme reste soutenu et ne se calme qu’après l’aboutissement la quête. Ce qui est particulièrement intéressant dans ce dernier tome, c’est le travail de l’auteur sur l’après.

L’intégralité de la trilogie est construite en suivant une chronologie cohérente des différentes étapes de l’aventure périlleuse à réaliser pour la Compagnie. Le récit est très structuré, ce qui pour moi est d’une grande aide pour la compréhension de cette histoire complexe et très riche.

L’écriture de Tolkien transpire d’une atmosphère féerique calquée sur une trame médiévale, j’ai beaucoup aimé la découvrir et je ne tarderai pas à m’atteler aux autres œuvres de cet écrivain.

« Gardez le cœur joyeux et allez à la recherche de votre chance »

« Le monde est en vérité empli de périls, et il y a maints endroits sombres ; mais il y en a encore beaucoup de beaux, et quoique dans tous les pays l’amour se mêle maintenant d’affliction, il n’en devient peut être que plus grand. »

« Le seul petit jardin d’un jardinier libre répondait à son besoin et à son dû, et non pas au jardin enflé aux dimensions d’un royaume ; il devait se servir de ses propres mains et non commander celles des autres. »

 

 

 

2 commentaires sur « Le Seigneur des Anneaux . J.R.R Tolkien La trilogie classique Fantasy »

  1. Alors tu vois, c’est un roman que j’ai essayé de lire plusieurs fois, mais je n’ai jamais réussi à dépasser la cinquantième page. Cela dit, ce n’est pas du tout le genre littéraire que je préfère, ceci explique peut-être cela. Pourtant, je sais que c’est un classique de la fantasy, que Tolkien a été jusqu’à inventer un langage pour mieux décrire son monde, mais je n’accroche pas. Du coup, je suis admirative des personnes qui ont réussi à dévorer la trilogie, surtout que chaque tome est un sacré pavé ; alors bravo !

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